Un couple franco-allemand : une année, une vie.

Série de 12 photographies

Une visite d’exposition, trois années plus tard un coup de fil, une rencontre et les 50 ans de Laurent.
Silke est venue à l’atelier un mois de mars ; ce futur travail sera un cadeau d’anniversaire.

Douze mois, douze photographies pour retracer leur vie de couple.
Certains mois marquent une étape importante de leur vie, d’autres, un quotidien vécu à deux.
Bercé par la RDA, la société française et l’ouverture des frontières, ce couple me demande d’illustrer leurs moments forts, leur mixité, leurs habitudes, leurs années communes.

Ici, les mises en scène deviennent la parole de l’intime.
Plus qu’un mot, une image.
Ils se mettent à nu, mais avec pudeur se confient.

Attachés aux souvenirs et au temps passé, chaque détail, chaque objet, choisi avec parcimonie, témoigne de la profondeur des sentiments qu’ils font ressurgir. Ils se nourrissent des souvenirs d’enfance, de famille, d’amis, de couple…

C’est dans cette sphère secrète que, généralement, nous situons l’importance de « nos racines ». Ce sont elles qui en grande partie, nous structurent, et font de nous un être, qui pourra éventuellement ensuite, à deux, construire une entité.

Cette série existe comme si elle était inspirée d’un journal intime.

Chacune de ces photographies a été mise en scène chez eux, sans jamais rien changer de leur univers. « Metteur en scène », sans voyeurisme, j’écris photographiquement ce qu’ils me racontent.

Si la pose est stoïque, le sentiment lui, bien vivant, est multiple et s’offre avec générosité.

J’ai composé image après image leur histoire en m’attachant à leur voyage. Mais ce regard me semble également être, pour chacun d’entre nous, le miroir d’un possible vêcu.

Ces clichés me semblent témoigner de notre temps. Nos sociétés nous emmènent vers l’ouverture aux autres et la mixité de Silke et Laurent en sont l’illustration. Comme en tout temps la place de l’individu dans la société, change, évolue, nous étonne, nous effraie mais souvent les changements, avec le temps, passent simplement…